Union Départementale CGT de La Creuse

Ex- Groupe SONAS

CGT HALBERG Emboutissage & Mécanisme

La Souterraine / Bessines sur Gartempe Beaucourt / St Nicolas d’Aliermont

vendredi 17 juillet 2009

Après le 20 novembre 2008, où nous n’avions pas d’alternative, Voici le résultat de 9 mois de lutte !

Après les jugements, nous n’avons pas crié victoire, nous continuons à agir et nous avons eu de nouvelles avancées en terme d’emplois, de type de postes sauvegardés et aussi un éclaircissement du montage financier... notre préoccupation est la pérennité.

MARDI 16 Juin 2009 à 18h, le jugement est rendu....le groupe SONAS devient HALBERG Emboutissage et Mécanisme. Lors de cette audience, on nous avait présenté la société HALBERG Emboutissage comme une filiale d’un groupe Allemand qui dépendait de deux Holding Financière. Cette structure devait avoir une assise financière… Et Mardi 7 juillet 2009, la liquidation de la coquille vide de SONAS devait être prononcée.

Mais, le lendemain du jugement, nous apprenons que la partie Allemande est en dépôt de bilan. Dépôt de bilan, car il n’y a pu avoir d’entente entre le syndicat et la direction sur un plan de départs volontaire de 350 salariés qui passait à 600... Puis nous apprenons la « démission » de Mr Braun (PDG d’Halberg Précision)…

Lors du Comité Central d’Entreprise du jeudi 2 juillet 2009, nous apprenons que la structure juridico-financière du groupe HALBERG a changé.
L’administratrice judiciaire nous présente une organisation avec un groupe HALBERG INDUSTRIE, qui correspond à l’ancienne partie France d’Halberg et Halberg Précision International, complètement indépendante de l’Allemagne.
Ce nouveau groupe est détenu par 3 ex-cadres dirigeants d’HALBERG, avec un capital social de 3 Millions d’euros séquestré à la caisse des dépôts et consignation et dont le fonds de roulement est assuré par la banque NATIXIS.

Mardi 7 juillet, une période d’observation de 4 mois est prononcée avec une passation de pouvoir entre les directions de SONAS et d’Halberg Emboutissage et Mécanisme Samedi 18 juillet.
Cette période d’observation, de l’entité vide SONAS, devrait permettre à la justice de garder un œil sur HALBERG….

Tous ces changements génèrent beaucoup d’interrogations, de craintes et entame la crédibilité de notre repreneur.

Nous demandons la tenue rapide d’un Comité Central d’Entreprise en présence de l’administration judiciaire, avec le soutien de l’expert du Comité, sur le montage juridique de cette nouvelle société que nous baptisons depuis le début SONAS bis. Nous demandons qu’à cette réunion soit présent les trois actionnaires, Madame COHEN, Messieurs ADOLF et DURAND afin de recueillir leurs explications et afin de répondre à nos fortes inquiétudes.

Nous faisons la même démarche auprès du ministère de l’industrie pour se remettre autour de la table avec les constructeurs car ce nouveau schéma change considérablement la donne en termes de pérennité du périmètre SONAS.

Notre Première revendication, L’EMPLOI !

Depuis le début du redressement judiciaire nous lions la situations de SONAS a un contexte national qui pointe une forte responsabilité des donneurs d’ordres, principalement les constructeurs automobile.
L’histoire nous a donné raison ! (N’en déplaise à ...)
Nous avons pointé des responsabilités et nous avons pris les nôtres en AGISSANT, en multipliant les RENCONTRES et en PROPOSANT.

- Nos propositions ont été établi avec l’aide de notre cabinet d’expert Safi-Meric à partir de trois documents principaux, l’analyse de dysfonctionnement (ou analyse socio-économique), la contribution des membres du Comité Central d’Entreprise et le rapport de la procédure d’alerte. Ces éléments ont été des supports essentiels pour présenter NOTRE BOITE lors de nos différentes rencontres. (CCI, Conseils Régionaux, Municipalité, Ministère, Constructeurs...)
- Nos actions ont été, elles aussi, multiple, que ce soit les réunions publiques, les manifestations interprofessionnelles, la manifestation devant le ministère de l’industrie, et NOS GREVES. Grèves de plusieurs semaines pour la défense de nos emplois de nos entreprise...!

  LA SOUTERRAINE BESSINES BEAUCOURT St NICOLAS Total

EMPLOIS

Effectif 360 211 166 113 850
Suppression de postes 89 95 85 105 374
Offre initiale postes restant HALBERG Emboutissage 271 116 81 8 476

Evolution de l’offre au 01/07/09

Postes sauvegardés 45 50 26 16 137
Suppression de postes 44 45 59 89 237
Postes restant HALBERG Emboutissage 316 166 107 24 613

Nous avons gagné 137 postes !

Dont minimum 15 postes sur Saint Nicolas, hier mercredi 8 juillet.... comme quoi !

Ce n’est pas suffisant, il reste 253 suppressions de postes avec la quasi fermeture du site de St Nicolas.

Mesures d’accompagnement

Au début de la procédure, les salariés licenciés auraient dû touchés seulement les indemnités légales comme mesures d’accompagnement.

Après 9 mois de luttes :

En plus des indemnités légales :
- 1 indemnité d’incitation a la reconversion de 18 000 euros par personne concernée par une suppression d’emploi
- 400 euros par année d’ancienneté plafonnée a 20 ans
- 1 budget de 2000 euros par personne concernée par une suppression d’emploi pour financer des mesures de mobilité, de formations, de reconversions..

La situation de l’établissement de ST Nicolas est reconnue comme étant spécifique. Pour en tenir compte, dans l’hypothèse ou serait constaté un reliquat du budget consacré à l’accompagnement des mesures et doté de 2000 euros par personne, le solde sera réparti à raison de 1/3 distribué de manière égale entre tous les salariés licenciés et 2/3 distribués de manière égale entre les salariés de SNA.

Par ailleurs en cas d’échec de la tentative de sauvegarde des 9 emplois sur le site, Halberg appliquera a ces 9 personnes les conditions d’accompagnement de la suppression des postes tel que décrit dans le présent compte rendu pendant une durée de 18 mois.

Les Départs en retraite anticipés à 57 ans et plus :

  LA SOUTERRAINE BESSINES BEAUCOURT St NICOLAS Total
Départs en retraite (FNE) 13 8 8   29

Ces départ potentiels porteraient le nombre de salariés a reclassés à 208 avec les seuls engagements connue à ce jour qui sont pour le site de Beaucourt :
- La création d’un atelier protégé pour 17 salariés
- Le reclassement dans la filière Auto sur le bassin d’emploi de Sochaux pour 30 postes
Les clients constructeurs pourront faire bénéficier les salariés de SONAS des offres d’emploi disponibles dans leurs cellules emploi mobilité, si un cabinet de reclassement commun est retenu.

Les suppressions de postes Le 20 novembre 2008, la société SONAS comptait 886 salariés. Au moment de la mise en place du plan de sauvegarde de l’empois, il reste 850 salariés...
Il y a plus de volontaires que de personnes licenciées sur les sites de La Souterraine et de Bessines. Cela démontre, au delà « des projets individuels », le ras le bol des salariés. Même si ce n’est pas vrais pour tout le monde, les conditions de travail, le stresse, le manque de visibilité amène les salariés à fuir.

Les engagements de la Société HALBERG Pour ceux qui restent, la société HALBERG s’engage à :

- Transférer les accords collectifs dans la nouvelle entité
- De porter la priorité de ré embauche à 24 mois au lieu de 12 mois.
- De maintenir de la couverture sociale pour les personnes licenciées pendant 9 mois

Par ailleurs la société Halberg s’engage à appliquer les conditions décrites dans le présent document aux ruptures de contrat sauf pour les licenciements pour faute et sauf pour les ruptures de contrat à l’initiative du salarié ,dans un délai limité a 12 mois à compter de la date d’audience devant le tribunal de commerce.

Nous considérons des avancés notables en terme, d’emplois pour les sites restant....un site reste sur le carreau ! C’est inacceptable, Halberg c’est engagé à mettre tout en œuvre rapidement pour trouver une solution... Les salariés de St Nicolas d’Aliermont ont déjà fait preuve de beaucoup de patience, ils subissent des choix financiers de principalement Valéo qui après avoir travaillé 40 ans avec eux, fait une croix sur le site sur le savoir faire, sur les salariés et leurs familles.

Sur les autres sites, nous avons veillez à la répartition des postes restant, pour qu’à la fois nous puissions préserver l’autonomie des sites en matière d’étude tout en gardant nos capacités de personnel en production.

Cette équation n’est pas possible, la coupe dans l’effectif même amoindri, nous interroge sur nos futures capacités à répondre aux commandes, aux clients...

La société Halberg effectue un audit durant le mois de juillet pour mettre en œuvre une organisation en septembre....

Nous avons changé de NOM mais il reste beaucoup de points à éclaircir, à faire évoluer, à faire avancer :
- Comment seront prises en compte nos propositions ?
- Cette structure financière basé sur l’affacturage sera t elle viable ? Quel sont les frais ?
- Même si nous pouvons considérer que les constructeurs nous ont permis d’être encore là. Quelles garantis nous donnent ils pour l’avenir, en terme financier et en terme de nouveaux marchés ?
- Dans quelles mesures intervient l’état (FMEA), pourquoi faire ?
- Halberg n’a pas d’emboutissage, il va s’appuyer sur les structures existantes ? Dans quelles mesures ? Pourquoi faire, les développer ou développer ailleurs ?
- Halberg a t’il l’intention de solliciter les collectivités ?
- Halberg a organisé juridiquement les sociétés de manière indépendantes, ce qui lui permet de réduire les droits des institutions représentatives du personnel. Cela doit changer, il ne doit pas y avoir deux discours !

Comme vous pouvez le constater à des interrogations, succèdent d’autres interrogations.

Nous restons donc très vigilants aux différentes évolutions et nous continuerons à vous informer afin de ne pas subir !
Les constructeurs ce sont engagés, mais la mise en place des engagements est difficile, nous espérons que ce n’est pas un problème de volonté de leurs part !
Pour l’instant nous n’avons pas d’informations sur :
- Sur le site de Beaucourt, des gammes de pièce de PSA et EMARC (Renault) doivent arrivées ainsi que l’assurance de charge pour l’atelier protégé (20 personnes)...
- Sur le site de La Souterraine, des gammes de pièces de PSA doivent arrivées, une parti des productions de Saint Nicolas vont être transférer... ce qui représente à Saint Nicolas 60 personnes...



Nous attendons des réponses claires !



Nous demandons une rencontre très rapidement avec les constructeurs et l’état
pour que ayons des garantis de pérennité du NOUVEAU GROUPE HALBERG.

Nous ne sommes pas totalement satisfait. nous continuons à nous battre.
Si nous, si vous n’aviez rien fait, où en serions nous ?
9 mois de Luttes... pas pour rien... 137 emplois de sauvegardés.

Avec beaucoup d’amertume, nous saluons nos collègues(es), amis(es) ou camarades qui quittent la société.