Union Départementale CGT de La Creuse
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Des chiffres et des "Maux" pour 2010

mercredi 10 février 2010

- 4 millions de chômeurs en novembre 2009 ;
- 30,7 Milliards d’exonérations de cotisations sociales par les employeurs ;

- 320 000 salariés en chômage partiel au 2è trimestre 2009 ;
- 100 millions d’€ d’allégements de cotisations sociales consenties aux patrons routiers ;

- 33 000 postes de fonctionnaires en moins en 2010 ;
- Le nouveau PDG d’EDF :45% d’augmentation de salaire, 1,6 millions d’€ par an de salaire.

- 269000 emplois perdus dans l’industrie, soit 7,7% de ses effectifs ;
- Les stars du CAC 40 paient 2,3 fois mois d’impôts sur les bénéfices que les PME grâce aux ficelles fiscales.
*Le taux officiel est de 33,3%
*De 1 à 9 salariés 30%
*De 20 à 49 salariés 23%
*De 250 à 499 salariés 20%
*+ de 2000 salariés 13%
*Ceux du CAC 40 8% (exemple Lafarge)

- 20% d’intérimaires en plus en 1 an ;
- +35,2% de chômeurs en fin de droits en 1 an ;

- 1 million de demandeurs d’emploi vont perdre leurs droits à l’assurance chômage en 2010 ;
- Automobile + 10% pour les ventes.
*Moins 34 000 emplois en 2010
*Renault San Douville : 45 jours de chômage partiel
*50% des équipementiers en difficultés et les constructeurs se restructurent à leur détriment.

- De juin 2008 à juillet 2009, 38% de fins de droits n’auront que la solidarité nationale (16% à l’ASS, 22% au RSA) ;

- 60% des embauches sont des CDD de moins d’1 mois ;

- Augmentation du Smic 0,5% CSA, indemnisation chômage 1,20% ;

- 1 620 000 foyers bénéficient du RSA au 30 09 2009 ;

1 salarié qui perd son emploi c’est 8 à 10 demandeurs d’emploi qui ne peuvent pas être indemnisés.

Retraites, nous sommes concernés

On ne peut se contenter d’être antilibéral ou anticapitaliste, il faut également être pour une alternative à ce capitalisme.

Ce qui pèse lourdement c’est la maîtrise de l’argent et de son utilisation.

- Ainsi l’indemnisation du chômage, les exonérations des cotisations sociales des entreprises empêchent une véritable indemnisation, mais servent au financement de l’actionnariat ;

- Les contrats aidés (CAE, d’avenir, CUI) ne participent pas à la protection sociale ou si peu et ce sont les seuls salariés actifs qui y contribuent par la cotisation sociale ;

- Que l’ASS et RSA sont financés par la fiscalité, c’est donc nos impôts.

C’est la remise en cause totale du modèle social français institué par le conseil national de la résistance.

Expliquer le salaire socialisé c’est expliquer les solidarités intergénérationnelles et celles entre salariés actifs et sans emploi.

Le million de demandeurs d’emploi va peser d’une part sur la protection sociale (parce que n’y participant pas) et d’autre part sur la consommation puisque leur pouvoir d’achat va diminuer et la consommation est un des piliers de la croissance.

Inscrivons-nous dans les débats, dans les actions qui vont avoir lieu en territoires. Apportons-y notre éclairage, nos revendications.

N’oublions pas que le capitalisme c’est la propriété des moyens de la production, mais c’est aussi et surtout le contrôle de l’argent.

C’est parce qu’il n’ya pas assez de croissance, de création de richesses réelles (et la montée du chômage y contribue), que nous sommes brutalement plongés dans une crise sans précédent.

Battons-nous, de l’argent il y’en a, ils en ont trouvé pour les banques, le gouvernement peut en donner pour les « fins de droits » pour les retraites, pour le pouvoir d’achat.

Nous exigeons entre autres pour les fins de droits :

- Que les fins de droits bénéficient d’un prolongement de leurs indemnités de chômage de 6 mois parce que nous sommes dans l’urgence, mais nos repères revendicatifs CGT réclamaient une indemnisation sur 5 ans (NSTS) ;
- Que ces prolongements soient financés par la taxation des entreprises qui emploient des contrats précaires (intérim, CDD etc.…) ;
- Un assouplissement des règles permettant l’accès à l’ASS ;
- Le maintien de l’Allocation Equivalent Retraite (AER) ;
- Une véritable formation débouchant sur un emploi qualifié

Pour la retraite :

- Une retraite avec la prise en compte des années de chômage calculée sur le dernier salaire tant pour le régime général que pour le régime complémentaire ;
- Aucune retraite en dessous du Smic ;
- La prise en compte des années d’études et des périodes de recherche d’emploi pour les primo-demandeurs ;
- Pour le plein emploi qui permet la participation à la protection sociale.